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Concrétiser les engagements envers la réconciliation avec les Autochtones : Sept leçons apprises

Le mardi 30 septembre 2025 – Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Le réseau LC3 s’engage à tirer des enseignements de l’histoire, des cultures et des visions du monde autochtones et à utiliser cette compréhension pour faire progresser la réconciliation. C’est grâce à cette compréhension que nous pouvons orienter les mesures à prendre et faire en sorte que les points de vue autochtones soient au centre de ce que l’action climatique signifie pour les collectivités et l’environnement, car les véritables progrès se réalisent lorsque toutes les voix sont entendues.

Ce travail présente des défis, et nous ne savons pas toujours par où commencer. Au cours des deux dernières années, le personnel et la direction du réseau LC3 ont cherché ensemble à harmoniser notre mandat de réduction des émissions liées au climat en milieu urbain sur les principes de réconciliation et à respecter les besoins, les intérêts et les priorités des peuples autochtones et des organisations au service des Autochtones. Nous avons partagé des démarches pour nouer des relations constructives, approfondir nos connaissances et améliorer continuellement nos apprentissages en cours de route.

2 bateaux avec des personnes à bord

CLa retraite du personnel 2024 du ZEIC comprenait une excursion en canoë organisée par Takaya Tour à travers Səlilwət (Burrard Inlet) afin d’approfondir les connaissances sur l’histoire autochtone et la réconciliation.

Voici quelques idées que nous avons tirées de notre formation et de notre pratique, et surtout de nos collaboratrices et collaborateurs, partenaires communautaires et conseillères et conseillers autochtones :

  1. Se tourner d’abord vers l’intérieur. Nous devons continuellement renforcer la compréhension, au sein de notre personnel et de nos conseils majoritairement composés de personnes non autochtones, des expériences et des priorités des peuples autochtones. Cela signifie qu’il faut s’engager à apprendre et à désapprendre continuellement, avec pour guides des conseillères et conseillers autochtones. Au cours de la dernière année, les membres de l’équipe du réseau LC3 ont pris des mesures concrètes en ce sens, notamment :
    • un examen interne et un accompagnement dans le cadre du travail de Lindsay Cole, PhD, sur l’innovation sociale, l’équité et la décolonisation;
    • l’établissement d’une relation avec Labo Pouvoirs Innovants;
    • le suivi d’une formation auprès de Damien Lee, PhD, sur la réconciliation et la décolonisation dans le secteur de l’environnement;
    • le suivi d’une formation de l’Institut Ashukan axée sur les peuples autochtones du Québec, les principes de réconciliation et la lutte contre le racisme systémique;
    • le suivi d’une formation de base sur les principes de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP) sur la souveraineté des données autochtones;
    • le soutien de la société de conseil Balsam Indigenous Advisory and Education pour élaborer une feuille de route adaptée en matière de réconciliation et une formation sur le recrutement et le maintien en poste des personnes autochtones;
    • la participation au cours renommé Indigenous Canada de l’Université de l’Alberta.

2. Se soutenir entre collègues. Au sein du réseau LC3, une communauté de pratique dédiée se réunit tous les deux mois pour réfléchir à la façon dont les principes d’équité, de diversité, d’inclusion et de réconciliation autochtone peuvent être appliqués de manière utile au travail sur le climat. Ces conversations portent sur les approches de réconciliation dans le renforcement des relations ainsi que dans les stratégies de formation interne et de renforcement des capacités. En apprenant et en partageant ensemble, nous créons un élan et suscitons des idées qui transforment les valeurs de la réconciliation en action.

3. Ralentir. Il faut du temps pour établir des relations authentiques. Alors que les centres LC3 mettent en place des opérations et respectent divers engagements, il est difficile d’avoir le temps et la capacité nécessaires pour établir des relations. Une tension existe entre la volonté de mettre en place des mesures urgentes contre la crise climatique et la reconnaissance que le changement durable exige l’établissement de relations nouvelles et équitables aux niveaux individuel et systémique. Nous devons établir des relations avec les peuples autochtones au « rythme de la confiance » tout en gérant les échéanciers des projets, les attentes des bailleurs de fonds et nos propres craintes de commettre des erreurs.

4. Participer et se montrer. Des représentantes et représentants du réseau LC3 ont assisté à des événements majeurs – pour écouter et pour apprendre. Certains centres offrent également des parrainages pour permettre à d’autres personnes de participer à des événements importants qui coûtent souvent trop cher. Obtenir des invitations aux événements des autres et inviter activement d’autres personnes à participer à nos activités et à contribuer à l’organisation de ces dernières est une approche simple mais efficace, selon les dires de l’équipe.

5. Aller dans les détails. Nous approfondissons notre compréhension du processus d’alliance communautaire avec les Autochtones, ce qui nous aide à donner suite à nos intentions et à nos engagements à l’égard de la réconciliation dans tous les domaines, même les plus modestes en apparence.

6. Repenser les outils. Nous appliquons une grille d’évaluation explicite à toutes nos décisions liées aux programmes et aux subventions afin de concentrer l’attention sur les éléments d’équité, de diversité, d’inclusion et de réconciliation. Cependant, grâce à notre expérience et à notre compréhension accrue, nous nous rendons compte que nous pourrions avoir besoin de différents outils pour nous guider dans notre cheminement vers la réconciliation, en reconnaissant les possibilités et les défis uniques connexes. Au cours de la prochaine année, nous adopterons une nouvelle approche dans ce domaine.

7. Optimiser les systèmes internes. Bon nombre de nos processus normalisés, comme l’embauche de personnel, l’examen des demandes de subvention, les exigences en matière de rapports, l’investissement à fort impact et l’établissement de notre propre stratégie, peuvent comporter des partis pris, y compris des échéanciers et des attentes qui peuvent ne pas être en phase avec les besoins et les intérêts des groupes autochtones. Nous cernons ces lacunes et adaptons nos pratiques (p. ex., rendre les demandes de subvention plus accessibles en changeant les formats de demande, avoir des échéanciers plus souples, au besoin, pour l’exécution de ce travail, et prendre le temps de comprendre plus en profondeur les liens entre l’action climatique et les priorités des communautés autochtones).

Nous nous engageons à approfondir notre compréhension et notre appui à l’action climatique dans nos villes, en accord avec les principes de la réconciliation. Nous ferons des erreurs. Mais nous avons la volonté de poursuivre la pratique, la réflexion et le partage des leçons apprises.

Participez à la conversation! Nous sommes à l’écoute de vos idées, expériences et exemples de la façon dont vous faites progresser la réconciliation, que ce soit en tant que personne, organisation ou partenaire. En tant qu’organisation autochtone, que conseillez-vous au sujet des pratiques exemplaires? N’hésitez pas à faire part de vos réflexions à Sarah Lusina : sarah.lusina@zeic.ca.

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